CHRISTELLE
Association D'Aide Aux familles
Victimes D'Agression Criminelle.
Siège Social :
Mairie de Blanzy
7145 Blanzy
Site web:
http://www.association.christelle.com
E-mail : assoc.christelle@wanadoo.fr
Assemblée générale du 6 mai
2010, Maison des Sociétés à BLANZY
Le président, présente
la quatorzième assemblée générale. En effet, nous ne pensions pas que cette
association vivrait aussi longtemps et qu’elle prendrait cette envergure en
accueillant autant de familles.
Il remercie les personnes présentes et excuse les absents qui
sont : Messieurs BILLARDON, Montebourg, Mathus,
ANCIAUX, Miguet Président
de la route de SAONE ET LOIRE, EMORINE,
SIRUGUE, BEAUMONT, VOISIN, COURTOIS, Evelyne LAMBOEUF, M. GONDRAS ,
directeur du Crédit Mutuel, M. PICHARD, Stéphanie VENTURINI et Monsieur MAZUREK
qui nous a transmis un petit mot d’encouragement.
Devant une assistance d’environ 70 personnes, le Président souhaite la
bienvenue au public ainsi qu’à Didier SEBAN et Corinne HERRMANN. Il espère que
2010 sera bénéfique à la résolution d’une ou plusieurs affaires.
Il insiste sur le fait que nous ayons toujours plus besoin de bénévoles
pour l’animation des manifestations. Ceux qui le souhaitent peuvent nous
rejoindre en s’inscrivant après l’assemblée générale.
Le Président parle de la volonté des membres de l’association, de leur
combat et de leur motivation pour aller jusqu’au bout. Les familles peuvent
compter sur nous. Nous n’avons encore rien obtenu de global car il y a trop de
temps perdu. Mais de petites avancées sont constatées, ce qui redonne espoir
aux familles.
Des remerciements intenses aussi pour les bénévoles de l’association
qui ont œuvré tout au long de l’année, par leur dynamisme, leur présence, leur
mobilisation dont ils ont fait preuve pour mener à bien toutes les
manifestations.
Nous signalons que sur une table sont posés des documents concernant
les événements importants pour l’association et une plaquette de présentation.
La parole est donnée à Madame Marie-Claude JARROT, Conseillère
Régionale de la BOURGOGNE qui
ne peut rester ayant une réunion importante. Elle soutient l’association et
nous a accompagné au Ministère de la Justice. L’entretien a été constructif
mais aucune nouvelle n’est parvenue à ce jour. En tant que Conseillère
Régionale et élue, elle compte interpeller le Ministère pour connaître la suite
accordée à nos demandes.
Rapport Moral:
Cette association, créée il y a 13 ans, suite à l'assassinat de
CHRISTELLE BLETRY est une association à but humanitaire. Elle a pour objectif
d'accompagner les Familles Victimes D'Agression Criminelle en leur proposant :
Un soutien moral
Un soutien
Administratif
Un soutien financier.
L'association compte 11 familles membre de droit dont 9 dossiers non
résolus :
- Marie PICHON, maman de Christelle (16 ans) assassinée le 18 décembre
1986 au CREUSOT.
- Betty et Jean Luc SOLTYSIAK, parents de Carole (13 ans) assassinée le
17 novembre 1990 à ROSELAY.
-Marie-Rose BLETRY, maman de Christelle (20 ans) assassinée le 28
décembre 1996 à BLANZY.
-Marie-Claire et Pierre GIL, parents de Pascal (19 ans) assassiné le 25
novembre 1999 à BUXY. Son assassin a été condamné à 25 ans de prison en juin
2002. Membre de droit depuis février 2001
-Arlette MAIRE, maman de Nathalie MAIRE (18 ans), assassinée le 2
septembre 1987 sur l’aire d’autoroute de Saint ALBAIN. Membre de droit depuis
novembre 2004.
-Yvette THIELLON, maman de Vanessa (17 ans) retrouvée assassinée le 5
juin 1999 dans la SAONE à MACON. Membre de droit depuis novembre 2005.
-Michel BLUZET, papa de Virginie (21 ans) disparue le 7 février 1997 et
retrouvée assassinée le 17 mars 1997 dans la SAONE à VERDUN SUR LE DOUBS.
Membre de droit depuis décembre 2005.
-Martine AUBERT, sœur de Sylvie
(23 ans) disparue le 14 novembre 1986 et retrouvée assassinée le 20 avril 1987
dans la DHEUNE à GEANGES. Membre de droit depuis janvier 2006.
-La famille de Valérie Bourget
assassinée le 21 octobre 2004. Bruna et Michel BOURGET sont membres de droit
depuis 2006-
Madame TARRET, maman de Corinne
retrouvée suicidée le 28 juin 2005. Madame TARRET a rejoint l’association fin
d’année 2005.
-Un membre de la famille BUISSON dont la sœur Marthe (16ans) a été
assassinée le 15 août 1986 à MACON nous a rejoint au mois d’octobre 2006. Il
souhaite garder l’anonymat.
L'association vérifiera les bonnes conditions d'accueil des familles en
détresse, par les divers services publics, et proposera, impulsera le cas
échéant les améliorations ressenties comme nécessaire.
L'association sera vigilante quant au traitement des événements et des
informations par les divers organes de presse, elle dénoncera tout abus.
L'association sera attentive au bon déroulement des enquêtes et à leur
aboutissement.
L'association mènera des actions permettant de rassembler des fonds
afin de pouvoir répondre aux objectifs qu'elle s'est fixée.
Enfin l'association s'interdit toute discussion ou manifestation
présentant un caractère politique ou confessionnel, et dans le respect des
règles de droit s'interdit l'incitation à la haine raciale ou encore la remise
en cause de l'abolition de la peine de mort.
Rappelons que depuis un peu plus six ans, l’association possède un site
Web (voir ci dessus)
Ce site est visité régulièrement depuis sa création (9723 fois en page
d’accueil).
Depuis décembre 2008 :
-
les vidéos
ont été visitées par 528 personnes
-
les
articles de presse par 1039
-
les photos
de manifestations par 250
-
les
dernières actualités par 766
-
la disparition
d’Estelle MOUZIN par 942
-
9 messages
sur le livre d’or et beaucoup de messages de soutien.
Téléphone
Mobile de l’association
A noter également que l’association s’est dotée d’un mobile avec le numéro de téléphone suivant :
06-06-71-06-71 afin de recevoir d’éventuels témoignages suite à la diffusion d’affiches que l’association a réalisées.
Plusieurs commissions ont été créées, un bref
rappel en est fait :
- Commission Aide d’Urgence, nous sommes régulièrement sollicités par
différentes victimes.
- Commission Institutions, les participants relateront les entrevues
auxquelles ils ont participé.
- Commission Manifestations, les membres de la commission restreinte en
assure la responsabilité.
La parole est donnée aux responsables des commissions qui présentent le
bilan du travail effectué dans l’année.
A, Commission Institutions :
1°/ Entrevues avec les
institutions :
Plusieurs rencontres et contacts officiels ont eu lieu cette année :
a, Rencontre avec Monsieur Daumas, conseiller aux victimes le 4 mars 2010
Etaient présents : Corinne HERRMANN, Marie-Claude JARROT, Marie-Claire GIL, Bernard HOMMEY et Marie-Rose BLETRY.
Madame Jarrot dit avoir été sollicitée par l’association et le remercie de nous avoir reçus. Elle avait déjà sollicité le Garde des Sceaux sans réponse avant Madame Alliot Marie. Remerciement à elle pour ses convictions et son attention.
Monsieur Daumas dit que la Garde des Sceaux a vu notre courrier et ne veut pas laisser les saisines dans le silence. Pour autant elle ne peut intervenir sur le cours de l’instruction. Les Juges sont indépendants jusqu’à nouvel ordre. En revanche elle peut demander certains actes sur des affaires difficiles.
Madame Jarrot dit que nous avons des demandes très précises et très relayées.
Bernard Hommey : Nous avons été très choqués, lors de la journée des victimes, suite à la promesse faite ce jour-là, nous avions eu la certitude d’une cellule de six policiers et six gendarmes.
Ceci avait été annulé par Monsieur Sarkozy pour X raisons.
Cette requête était pourtant justifiée par le nombre de dossiers non résolus !
Nous avions demandé le rassemblement de tous les dossiers, ce qui a été fait.
Cette commission s’est réunie une seule fois puis plus de nouvelles. Il cite l’affaire Gregory Tant de personnes sont mobilisées pour un match, pourquoi ne pas en mettre quelques unes à notre service ?
Notre premier souhait serait une cellule d’enquête qui aurait le mérite d’arriver à des résultats.
Madame Jarrot dit que le principe a été acté mais la cellule pas activée. L’évolution majeure serait de procéder, recouper des indices, d’enquêter. Il y a des coïncidences sur un territoire relativement étroit qui doit aboutir à une mutualisation des enquêtes qui ont été relativement légères (scellés perdus, détruits, abîmés).
Marie-Rose Bletry : On nous avait promis que tous les scellés seraient examinés. Pour faire cette expertise, on nous avait dit qu’il faut faire des devis. Au bout de treize ans, on ne peut plus entendre ça ! Si les dossiers sont anciens, c’est à cause des enquêteurs et du travail mal fait !
Madame JarroT : Les trois personnes victimes qui sont ici ne sont pas des anarchistes mais des gens qui attendent qu’on tienne les promesses faites. Il y a des coïncidences troublantes dont les pistes n’ont pas été exploitées.
Corinne Herrmann : Il y a plus de neuf dossiers. Il y a des criminels qui peuvent récidiver, suite a des dossiers fermés, du non-lieu. Pas besoin d’être érudit ? Pour voir les dysfonctionnements de la justice et les difficultés des enquêtes ! Des suspects et des pistes sont retrouvés d’un dossier à l’autre. Après le regroupement, pour centraliser les magistrats pour mieux voir les similitudes dans les dossiers et qu’enfin les expertises soient faites, quatre ans ont été nécessaires pour retrouver les scellés ! Il faut reprendre l’ensemble des scellés et les expertiser (Vraies analyses compétentes !) Etre obligée de pointer chaque scellé est une perte de temps et d’argent ! Cela a été fait pour certains scellés. Il y a un réel problème de traçabilité des scellés ! Nous avons une bonne police scientifique mais elle ne peut rien faire sans ordre.
Madame Jarrot : Tout doit être centralisé par une même personne. L’information n’est pas globale. Il y a encore des choses à découvrir. Il ne s’agit pas de critiquer mais d’avancer.
Marie-Rose : Pour la conservation, cela m’a choquée de voir le sac de ma fille pas emballé sorti du carton à mains nues ! Monsieur Delfosse ne veut pas découper les vêtements en vue d’une analyse autre.
Monsieur Daumas : Sur l’organisation des scellés la question se pose d’une meilleure efficacité. Madame Alliot Marie a demandé une amélioration du dispositif de conservation des scellés.
L’inquiétude est plus sur l’aspect financier. Hormis le fait qu’on mobilise beaucoup de gens pour certaines manifestations, on doit faire des économies du bien public ! Je suis prudent sur l’exploitation de tous les scellés. On réduit le coût des frais de justice. Les prélèvements de l’empreinte génétique des criminels sexuels sont faite par un laboratoire qui a le monopole. On a fait jouer la concurrence, ce qui a fait baisser le coût des analyses. On a aussi baissé le coût des écoutes téléphoniques. Pas sûr qu’on puisse nous assurer de l’exploitation de tous les scellés. Je ne peux pas m’engager à vous dire ça. Monsieur le procureur Beney n’a pas le budget pour le faire.
Corinne HerRmann : Le fait de faire tout au compte goutte a un coût énorme et une perte de temps tout aussi grande !
Pour Fourniret deux mille poils et cheveux ne sont pas répertoriés ni analysés ! Cela a un coût. Les analyser en négociant un coût pourrait amener des résultats.
Monsieur Daumas : On ne peut pas faire l’impasse des raisons économiques et budgétaires. Les Cabinets Ministériels passent et les promesses ne sont pas tenues ! Promettre n’est pas sûr. Preuve en est avec le Ministre d’avant.
Madame Jarrot : L’éparpillement coûte sûrement plus que de rassembler les analyses !
Monsieur Daumas : Certaines personnes ont droit à des avantages donc on a regroupé les achats pour réduire le coût (mauvaise comparaison !) Il faudrait un pilotage centralisé des affaires et une systématisation des analyses des scellés.
Madame Jarrot dit que le pilotage peut permettre d’économiser.
Pour Corinne il faut canaliser l’enquête sur le terrain et l’enquête scientifique.
En France les juges sont au compte goutte et les enquêteurs en attente.
Pour Marie-Rose il faut conserver les scellés correctement !
Bernard : On a réfléchi à un projet de mise en place d’une commission d’enquête sur les scellés. Comment sont archivés les scellés ? Le registre folioté est perdu. Les scellés sont pourtant à la base des enquêtes. Il faudrait informatiser les scellés sur toute la France.
Trois points :
- Cellule d’enquête.
- Commission parlementaire
d’enquête sur les scellés.
- Pour la prescription le délai va bientôt être de quinze ans à partir du dernier acte. Le magistrat saisi du dossier doit faire un acte pour éviter la fermeture du dossier.
Corinne : Un magistrat fait des non lieux sur des disparitions d’enfants (cite l’affaire Emile Louis).
Monsieur Daumas : En correctionnelle le délai est porté de trois à six ans.
En pénal de dix à quinze ans à partir du dernier acte ou de la manifestation policière.
Madame Jarrot : La commission d’enquête serait facilitée par le fait que tout est regroupé à Chalon sur saône, bien qu’on soit en difficulté car pour le moment il n’y a qu’un seul Juge.
Nous avons affaire soit à la SRPJ soit à la gendarmerie.
Demande d’un groupe d’enquêteurs dédiés uniquement à nos affaires (délégation spécifique)
Monsieur Daumas dit que cela a été fait à AGEN pour la disparition d’une petite fille.
Pour Estelle Mouzin, certains policiers travaillent dessus.
Corinne dit qu’il faut mobiliser trois ou quatre enquêteurs, cela est moins coûteux.
Madame Jarrot dit que l’éparpillement des ressources humaines est plus coûteux et moins efficace et les scellés en sont la conséquence.
Pour Monsieur Daumas il faut parfois rationaliser les moyens mais dédier un certain nombre de policier est très coûteux.
Marie-Rose dit qu’on ne peut pas entendre ça et que le temps passe, mais Monsieur Daumas ne veut pas nous faire de fausses promesses. Marie-Rose lui rétorque que s il avait perdu un enfant dans ces circonstances, il ne parlerait pas ainsi. Il lui répond que lors des débats sur les peines, on ne peut en parler ainsi que si on a perdu un enfant.
Pour Madame Jarrot : il est impératif de mettre en place une cellule d’enquête pour faire un travail efficace et moins coûteux. Quand on manque d’éléments on se rejette la faute ou le travail non fait. Au bout du compte on fera des économies.
Monsieur Daumas rétorque que plusieurs services sont saisis (La SR et la SRPJ).
Corinne argue qu’on ne peut pas faire du bon travail sans lire à fond les dossiers.
Madame Jarrot dit que si la cellule doit rendre compte elle sera plus performante.
Monsieur Daumas : Madame Alliot Marie est très exigeante Elle fera le lien entre nous et moi- même pour la rencontre. Rationaliser, centraliser, examiner se fera sûrement mais tout analyser peut être pas. Demander au Procureur de voir pour les enquêteurs. Agir sur la hiérarchie et demander combien de personnes peuvent être affectées.
Corinne dit que choisir les prestataires de service n’est pas le problème des familles. A quoi sert le fichier si on n’analyse pas les scellés ? Ca ne sert à rien. Il y a disproportion du coût du fichier et de la non analyse.
Madame Jarrot : Il y a des gens suspectés et la comparaison n’a peut être pas été faite (ce n’est pas une question de coût) La cause est qu’il n’y a pas de pilote.
Bernard dit qu’il n’a pas d’enfant assassiné mais qu’il voit les familles assumer de moins en moins le statut de victimes. Les familles sont éclatées. Il y a des décès, des malades, conséquences de tous ces drames.
On a tourné la page mais il ne faut pas les laisser recommencer. Il faut nous assurer que tout a été fait sur nos dossiers. On ne peut pas apporter de vraies réponses aux familles. On n’a pas les moyens suffisants pour aider les familles comme on voudrait. On veut rester indépendants. Si on fait partie d’une structure comme l’APEV cela nous apporte des moyens mais nous enlève notre indépendance. Je voudrais que les familles puissent mourir en sachant que tout a été fait même si on n’a pas l’assassin.
Madame Jarrot dit qu’un gros travail a déjà été fait.
Marie-Rose cite les émissions télévisées suivies de quelques témoignages qui étonnent la DIPJ qui ne comprend pas cela si longtemps après !
Madame Jarrot répond que nous sommes dans une zone rurale et qu’un témoignage peut toujours arriver. Cette cellule remplit les conditions.
Marie-Rose parle de notre inquiétude devant la disparition des Juges d’Instruction maintenant que nous avions enfin un juge à l’écoute. Les juges étant indépendants que va-t il se passer ?
Monsieur Daumas répond qu’il y aura un Juge d’Enquête et des Libertés. C’est un enjeu partisan, idéologique. On va modifier la procédure inquisitoire pour une procédure contradictoire.
Le Juge sera un Substitut du Procureur de la République sous le contrôle d’un magistrat du siège. (Il pilotera les enquêtes et sera sous la coupe d’un Juge des Enquêtes et des Libertés)
La plupart des pays européens n’ont plus de juge d’instruction. Les victimes auront accès au Procureur de la République. Si on n’est pas satisfait on fera appel au juge des enquêtes et des libertés.
Même fonctionnement pour nos dossiers pendant 5 ans avec
les juges d’instructions en poste
Corinne : Les victimes sont inquiètes de savoir comment suivre leur dossier. C’est un troisième degré et un troisième combat pour les avocats. Il faudrait une modification de l’aide juridictionnelle. C’est un problème d’imposer les délais et les procédures aux victimes.
Monsieur Daumas : Cela sera borné dans le temps : le délai sera imposé au remplaçant du Juge. Si le délai est dépassé, le Juge d’Enquête et des Libertés prendra le relais.
Madame Jarrot : Réforme ou pas, celui qui sera en charge aura un seul interlocuteur pour notre association. Pour que l’on soit plus efficace.
Monsieur Daumas : Il y aura une mise à plat d’un code de procédure pénale pour une simplification des termes juridiques.
Harmonisation !
Est-il utile de maintenir un Juge ? Même procédure pénale pour tous les cas.
Plus de place seront donnée aux victimes.
Nous ne sommes plus au courant des réunions pour la journée des victimes (22 janvier 2010). Cela a été une journée symbolique (élaboration d’une fresque).
C’est un contact avec les victimes et une réunion de travail.
Monsieur Daumas voit une à deux associations par semaine.
Marie-Rose trouve qu’il serait intéressant d’avoir une réunion pour expliquer la réforme de la Justice.
Madame Alliot Marie a rencontré l’INAVEM, la FENVAC, l’APEV.
Toutes les petites associations travaillent beaucoup pour faire évoluer la justice. Pourquoi les laisser de côté ? Voir la délégation aux victimes.
Aviser pour réorganiser une réunion aux victimes à l’occasion de la réforme.
Madame Jarrot insiste sur la priorité de la cellule d’enquête.
Monsieur Daumas nous dit que si la réforme est adoptée, on a prévu l’entrée en vigueur que pour les nouvelles affaires. Les anciennes continueront avec les Juges.
Madame Jarrot : C’est humainement très respectable pour l’association d’obtenir cette cellule. Il en va de la responsabilité collective de cette nation.
Bernard dit qu’on mènera notre combat pour la cellule d’enquête et sur les scellés. Il faut aider les familles avec tous nos moyens.
On ne nous donne pas de délai pour une réponse précise (deux à trois mois)
Pour la commission d’enquête on ne peut se prononcer. La Ministre peut la demander ou alors les députés (il faut 60 signatures).
Questions parlementaires : députés de Côte D’OR, l’Yonne, la Saône et Loire.
Madame Jarrot n’est pas très optimiste, cela ne mène pas à grand-chose.
Corinne HerRmann : Dans tous les dossiers la responsabilité de l’état va être engagée. (Scellés perdus).
La commission d’enquête parlementaire est plus importante.
Madame Jarrot demande de peser particulièrement pour cette affaire.
Monsieur Daumas ne veut pas s’engager pour la Ministre.
Bernard dit que si la réponse est négative on vivra ça très mal. Cela ne sera pas sans conséquence.
b, Entrevue avec Monsieur le Procureur RODE le 11 mars
2010
Etaient présents : Marie PICHON, Arlette MAIRE, Yvette et Sana THIELLON, Michel BLUZET, Martine AUBERT, Marie-Rose BLETRY, Marie-Claire GIL, Bernard HOMMEY.
Le Président Bernard HOMMEY le remercie de nous recevoir et lui explique le but de notre visite.
Tout d’abord il l’informe de notre rencontre au Ministère de la Justice avec Monsieur DAUMAS et de nos demandes :
- une cellule d’enquête pour nos dossiers
- la création d’une commission d’enquête sur les scellés
Il explique qu’on ne peut se satisfaire de l’état actuel des scellés.
Le
Procureur nous dit que depuis qu’il a été nommé (septembre 2009) son premier
travail a été de mettre de l’ordre dans la salle des scellés.
Il nous exprime son soutien et
dit être sensible à notre cause.
Marie-Rose lui demande s’il est aussi sensible à notre combat. Il nous répond que oui mais que tout ne peut être rattrapé.
On aborde le sujet sur les réductions de peine suite à la présentation de Marie-Claire GIL.
Il nous dit que cela représente trois mois par an mais que ce temps peut être diminué ou augmenté. Le condamné effectue la moitié à trois quarts de sa peine. C’est le Juge d’Application des peines qui décide de la nature de l’application de la réduction. On doit écrire au tribunal dont dépend la prison pour signaler notre désir d’être informés d’une éventuelle libération. Le JAP enquête et peut refuser la sortie notamment si le prisonnier veut s’installer dans notre région.
Dossier BLUZET :
Le dossier n’est toujours pas transmis. Michel BLUZET se plaint du Juge JACQUES qui a laissé filer le suspect. Le Procureur dit qu’il est toujours possible de récupérer celui-ci à l’étranger.
Bernard dit que tout n’a pas été fait dans nos enquêtes. Pourquoi ne creuse-t-on pas plus vite dans les dossiers ?
Que peut- on faire au niveau des Magistrats ?
1°/
Coût de l’expertise : une demande est obligatoire pour engager cette
dépense. Nous n’avons pas carte blanche (aval du Parquet ou du Ministère)
2°/
Délais des laboratoires : ceux qui font des expertises aussi pointues sont
en nombre limité, ce qui allonge les délais.
On devrait être informés
sur la raison de ces non expertises.
Le
Juge VION fait alors une courte apparition pour nous saluer et nous dire
quelques mots. Au sujet du dossier SOLTYSIAK, il nous dit que les analyses sont
négatives. Des investigations sont en cours à la SR de DIJON et des
vérifications sont faites suite à l’apport de témoignages fournis par
l’association.
Les
dossiers sont suivis par deux juges en Co-saisine (Madame CATALA et Monsieur
VION) Certaines choses peuvent être vues par l’un et/ou pas par l’autre.
Il y a la réalité du
manque de juges.
Il n’y a pas de cellule
de créée mais ce n’est pas déterminant dès lors qu’il y a deux Juges.
Les modes d’enquête
étant différents entre gendarmes et policiers il vaut mieux avoir les deux.
Elément nouveau :
demande des Juges de formation spécialisée des scènes de crime (profiler) de
l’IRCGN qui font des recherches poussées dans nos dossiers.
Beaucoup de travail se
fait sur les dossiers MAILLERY et BLETRY.
Le
dossier MAIRE va être relancé.
Le
dossier THIELLON est sur le bureau à l’étude
Le
dossier BLUZET en attente d’arrivée.
Il y a une volonté de
déboucher sur quelque chose. Les délais ne sont pas respectés, c’est toujours
trop long.
Le manque de moyens est
évident. De plus la DIPJ a été longtemps monopolisée par la recherche de
TREIBER.
Il
y a 20 000 dossiers en cours et seulement six magistrats.
Des enquêteurs sont
nommément désignés sur une enquête mais plusieurs dossiers sont à leur charge.
Beaucoup de pistes sont réexploitées.
A la question sous quel
délai peut-on avoir des résultats il nous répond avoir déjà des retours.
Il nous conseille de
faire le point au moins une fois par an avec le Juge.
Il nous assure qu’il
fera tout pour faire aboutir les dossiers.
2°/ Marche
protestatire :
Comme nous l’avions
indiqué lors de l’assemblée générale de 2009, la marche protestataire à CHALON
SUR SAONE, le samedi 13 juin s’est déroulée dans les meilleures
conditions d’encadrement possible. Grande disponibilité des policiers de la
ville de CHALON. Participation de 3associations nationales, couvrant les mêmes
revendications que nous. Plus de 200 manifestants brandissant les banderoles
revendicatives ont emprunté un circuit allant de la gare au Palais de Justice de
Chalon. Sur le trajet, nous avons remis nos doléances à l’attention du
Sous-préfet avant de placarder nos banderoles sur les colonnes et portes du
tribunal de CHALON.
Nous avons constaté
avec regret la quasi absence totale des représentants politiques puisque aucun
Député et Sénateur n’avaient voulu épouser notre cause. Nous regrettons
également la faible participation de la population. Cette dernière nous
soutenant dans nos différentes activités mais n’ayant pas souhaité être présent
dans cette marche.
A la dislocation de la
manifestation, tous les participants se sont retrouvés salle Marcel Sembat pour
une réunion d’informations, d’échanges avec les autres associations et ont
constitué un planning de revendications qui a été transmis à nos élus absents. Un
grand remerciement à tous ceux qui une fois encore ont œuvré pour le bon
déroulement de cette manifestation revendicative.
3°/ Aide
psychlogique pour les familles :
Les membres du bureau
de l’association ont voulu accentuer pour 2010 l’aide aux familles membres de
droit en leur apportant un soutien psychologique. Ce soutien se fera dans un
premier temps par 2 ½ journées sur juillet avec Madame DALLIGAND, Professeur,
Psychiatre, Présidente de V.IF.F. aide aux familles et responsable du centre
LYON SUD de victimologie.
En effet, nous n’avons
à ce jour que financé les frais de justice afférents aux familles en occultant
le mal-être de ces gens victimes pour lesquels aucun soutien psychologique
n’est mis en place par la société.
Si nous pouvons par
notre action aider les cellules familiales à retrouver un peu plus de chaleur
humaine, notre but recherché sera atteint.
4°/ PLAQUETTE :
Chaque fois que nous
participons à des manifestations (exemple vente de brioches) il nous est
demandé :
-
à quoi
sert l’association ?
-
Que
peut-elle faire ?
-
Pourquoi
des délais aussi longs ?
-
En un mot,
ou passe l’argent que l’on nous donne pour exister ?
Il est donc apparu
tout logiquement que nous devions répondre à ces questions basiques et remettre
à nos interlocuteurs une petite plaquette qui pourrait mieux expliquer notre
action.
Quelques unes de ces
plaquettes sont disponibles à cette assemblée.
Nous comptons sur
votre pertinence pour nous indiquer si des oublis importants ou des
modifications doivent y être apportés et ce rapidement avant d’en faire un
tirage pour un large public.
5 °/ Mécénats :
Afin de conforter
notre trésorerie, nous avons décidé d’en appeler auprès des plus grandes
entreprises françaises en leur expliquant notre combat et le coût de ce dernier.
A ce jour, 244
courriers ont été envoyés, toutes les réponses reçues sont négatives.
Lecture de 2 lettres
par Bernard.
Il semble au vu des
réponses, que notre combat n’entre pas dans le mécénat pratiqué par ses
entreprises. Celles-ci se limitant à des objectifs professionnels en rapport
avec leur activité.
Cette démarche sera
reprise sur un plan local après l’assemblée générale, la formulation du
courrier sera étudié afin d’obtenir toute forme d’aide matérielle ou
financière.
6°/ PRESSES :
B, Commission Aide D'urgence :
Cette commission
existe, mais aucune intervention de notre part durant l’année 2009 et nous en
sommes ravis. Nous rappelons toutefois rester à l’écoute de tous ceux dans la
peine qui en manifesterait le désir.
Pas de questions !
C, bilan de la commission Manifestations
pour l'année 2009:
Présentation Nelly
GIL PUIG et Yolande FOREST
1°/ Introduction :
La commission
Manifestations a pour objectif de récolter des fonds afin d'aider
financièrement les familles membre de droit et permettre la réalisation de
certains projets tel que : le financement du cabinet d’avocats parisiens et les
services d’un détective privé.
Pour ce faire, il lui
incombe d'organiser des manifestations tout au long de l'année.
Tout comme l’année
passée, cette commission a compté une trentaine de personnes, qui se sont
mobilisées activement lors de la préparation et des manifestations à proprement
parler.
2°/ Rétrospectives 2009:
a, Comme chaque
année, une tombola a été organisée.
Elle a permis de
récolter la somme de 913.50 €.
b, Le trail des 3 châteaux les 22 / 23 mars
2009. Un €uro est reversé par participant à l’association. Un chèque de 420
€ nous a été remis.
c, Opération brioches
à MACON le 25 avril 2009, le
bénéfice a été de 539.50 €
d, Nous avons
reconduit la vente du muguet.
La vente s’est déroulée à SAINT-VALLIER, BLANZY ou la vente fut fructueuse
grâce à une cueillette importante.
Ce qui a permis de
récolter la somme de 574.50 €.
e, Opération
brioches à PARAY LE MONIAL, le
bénéfice a été de 360 €
f, Un tournoi de
pétanque. Pour la cinquième
année, les voisins du quartier du Bois de Savigny ou habite Marie-Rose ont
organisé un tournoi de pétanque, dans une ambiance plus que chaleureuse avec la
participation de quelques membres de l’association ainsi que leur famille.
Le gain de ce tournoi (479
€) L’association remercie infiniment les organisateurs.
g, Route de SAONE
ET LOIRE : 1°/ Le
démarchage auprès des commerçants pour la vente d’encarts publicitaires parus
dans le journal de SAONE ET LOIRE lors de la course. 30% de la vente
revient à l’association soit 1443 €.
h, Buvette route de SAONE ET LOIRE : 891.43
€
i, Forum de
Blanzy : 20 €
j, Forum à Géant
Casino de TORCY : 401 €
L’accueil a été
chaleureux dans ces deux forums. A TORCY, elle a permis de déboucher sur l’opération
brioches qui a eu lieu le 13 mars de cette année.
k, Vente de
brioches pour un mariage qui a
rapporté 100 €
l, Coloquintes : Vente de coloquintes et
enveloppes à la marche des châtaignes à TOULON SUR ARROUX. Le bénéfice total a
été de 719.41 €.
m, Dîner
dansant : Le
bénéfice de cette soirée est de : 4551.03 €
n, Opération brioches à MONTCEAU et à MONTBELLET : 1126 brioches ont été vendues pour un bénéfice de 2394.40 €
o, Vente de
tee-shirts avec notre logo, 27.70 €
3°/ Perspectives pour 2010 :
Pour l’année 2010, nos
besoins financiers sont accrus d’où la nécessité de mettre en place de
nouvelles manifestations.
Toutes suggestions
sont les bienvenues.
Les manifestations
existantes seront reconduites bien évidemment.
Vous trouverez les
dates de ces manifestations notées à l’entrée de la salle.
Ne pas citer les
manifestations, se référer aux petites affiches qui sont à votre disposition
sur les tables.
- La tombola :
les billets sont en vente actuellement, n’oublier pas de redonner s’il vous plait
les souches et l’argent dès que possible.
- L’association a de
nouveau été sollicitée pour Le trail
des 3 châteaux les 6 et 7 mars 2010
- Vente de brioches à
Géant Casino de TORCY le 13 mars. 198 brioches ont été vendues.
- Vente de muguet le
jeudi 1er mai
- Vente de brioches le
4 juin à PARAY LE MONIAL.
- Vente de brioches à
MACON le 05 juin 2010 à l’hypermarché LECLERC.
- Tournoi de
pétanque le 26 juin. Cette manifestation est organisée par les voisins de
Marie-Rose dans son quartier. Inscrivez-vous le plus vite possible auprès de
Marie Rose ou Marie-Claire.
- La soirée dansante.
Elle aura lieu le 16 octobre à la salle des fêtes de BLANZY
-Marche des châtaignes
le 31 octobre
- Les ventes de
brioches le week-end du 11 et 12 décembre à MONTCEAU LES MINES et à MONTBELLET.
- Ne pas
oublier qu’il nous reste une centaine de tee-shirts à vendre.
Pour conclure,
l’année 2009 a été riche en manifestations et a permis de faire un bénéfice de 13 834.47 €. Par rapport à
2008, 537.96 en moins.
Ceci grâce à toutes les personnes qui se sont
mobilisées. De ce fait, l’argent récolté contribue à l’avancée des enquêtes en
cours. De plus, il nous paraît important de s’ouvrir sur l’extérieur afin de
faire connaître l’association en dehors du bassin minier.
Un grand merci à tous
pour leur investissement au sein de l’association ainsi qu’à tous nos sponsors
tels que : Géant Casino, le Crédit Mutuel et tant d’autres que nous ne
pouvons citer par leur nombre.
Nous avons besoin de
bénévoles. Inscrivez-vous nombreux dès ce soir.
Pas de questions !
Journée champêtre :
Comme chaque année, les
bénévoles de l’association sont invités à participer à une journée champêtre
dans la maison de campagne de Bernard et Martine HOMMEY à OUGY. Elle a eu lieu
le 12 juillet 2009 avec une trentaine de personnes. Cela nous permet de nous
rencontrer autour d’un barbecue convivial après une balade dans ce joli hameau
et l’après midi, les plus courageux jouent à divers jeux tels que pétanque,
foot, tarot, s’essaient à la musique mécanique avec l’orgue de Ramiro. En 2010
elle aura lieu le 4 juillet.
L'assemblée
approuve le rapport moral et d'activités.
Nicole PIERRON, Trésorière (voir photocopies)
Si nous avons clos
2008 avec un excédent de 12 351.20, le bilan de l’année 2009 est
déficitaire.
Revenus :
26 258.82 €
Dépenses : 3 1833.62 €
Soit un déficit de 5
574.80 €
Pourtant ce fut une
année dynamique où les bénévoles ont été bien souvent sollicités pour les
nombreuses manifestations citées plus haut. Le revenu de ces manifestations se
monte à 21 795.84 €.
A ceux-ci
s’ajoutent :
Les cotisations : 663 € (+
d’adhérents)
Les dons : 1647 €
Les quêtes de mariage : 434.20
€
Les subventions : 1500 €
Les intérêts livrets : 218.78 €
Ce qui fait un
total de 26 040.04 €
Dépense :
L’ensemble des
postes de dépenses est équivalente à ceux de 2008 sauf pour :
Frais de justice : Nous avons
acquitté une facture de 19 136 € au cabinet d’avocats SEBAN.
Frais de déplacements qui s’élèvent à 936.05 € comprenant 2 rencontres
à PARIS avec les avocats et 2 rendez-vous avec les juges pour les familles.
Manifestation revendicative : La marche protestataire organisée le
13 juin a mobilisée beaucoup d’énergie et aussi quelques finances.
Cars : 780 €
Sono : 352.82 €
Publicité : 719.99 €
Matériel de bureau : 194.68 €
Les autres dépenses :
Les fournitures d’activités pour un
montant de 8 141.64 €
Les frais postaux : 317.34 €
Matériel de bureau : 432.08 €
SACEM : 266.03 €
Investissement informatique : 78.86
Alimentation et boisson : 179.59 €
Missions et réceptions : 291.42 €
Cotisation carte dépôt : 7.12 €
Soit un total de
31 833.62 €
En conclusion, vous
l’avez compris, le solde 2009 est déficitaire de 5 574.80 € malgré une équipe
de bénévoles qui se rend disponible et toujours présente pour les différentes
manifestations.
Les démarchages
auprès des commerçants locaux demandent du temps, de l’énergie et un dépassement
de soi pour solliciter les donateurs qui nous font dans l’ensemble bon accueil.
Nous les remercions.
Il nous faut encore
trouver un financement pour les frais de justice qui sont onéreux mais aussi
pour le soutien moral et psychologique des familles, engagement pris par
l’association pour 2010.
Le montant de la
cotisation est à 17 € et sera demandée à la fin de l’assemblée générale,
en précisant toutefois que celle-ci est obligatoire.
L'assemblée approuve le bilan
financier et le budget prévisionnel.
Le président
souhaite la venue de nouveaux membres pour continuer de mener à bien, les
actions engagées.
Il signale que des
carnets de membres bienfaiteurs sont à disposition des adhérents pour faire des
reçus aux donateurs.
Intervention des élus
locaux
La parole est
donnée à Monsieur THEVENOUD Thomas, représentant Monsieur MATHUS.
Monsieur THEVENOUD
parle au nom des élus présents (Messieurs QUINCY, EMORINE et MARTIN) et dit
l’attachement qu’ils apportent au combat difficile que mène de l’association
avec beaucoup d’énergie et de patience. Le message est simple. Ils sont à nos
côtés par des actions concrètes exemple : la subvention du Syndicat du
Vernois qui nous est accordée et à nos côtés également pour aider et soutenir
des personnes qu’ils connaissent parfois très bien.
Au nom de
l’association Bernard remercie la municipalité pour son aide matérielle
apportée.
- Bernard HOMMEY
annonce les noms du tiers sortant :
- Daniel DUCHAS - Yolande FOREST
- Nicole GOUJON
- Bernard HOMMEY
- Carine DANHIER
- Muriel SAGETAT
- Nicole PIERRON
Tous les sortants
se représentent.
Le Président fait
un appel de candidatures suite à la démission de Valérie MANSION et pour le
départ de Bernadette DOUHERET qui souhaite partir faute de disponibilité.
Noms des candidats :
Madame Isabelle FALCO
Point
sur les dossiers
La parole est
donnée à Didier SEBAN : Nous
suivons les dossiers depuis 2002 et nous nous sommes interrogés sur le lien
entre les affaires. Au-delà des questions judiciaires, nous menons un combat
car nous avons envie de résoudre ces affaires. L’association a beaucoup pesé
sur la prise en compte sérieuse des dossiers par la justice. S’il y a une
chance d’arriver à un résultat, c’est maintenant, on n’a jamais été aussi
proche.
Corinne s’attache à
travailler sur les dossiers. Il a fallu tout reprendre depuis le début et on
est sur la bonne voie.
Tout est enfin mis
en œuvre sans un même tribunal, tous les dossiers sont rouverts et entre les
mains des mêmes Juges d’Instruction.
3 enquêteurs
relisent les dossiers, les meilleurs enquêteurs de la gendarmerie.
Un audit des
scellés est en passe de se réaliser et les techniques scientifiques ont
avancées.
De l’ADN a été
retrouvé dans 4 dossiers. Les empreintes ont été enregistrées au fichier FNAEG
pour celles de bonnes qualités.
Des analyses sont
en cours sur des pièces à conviction.
Dans un dossier, il
n’y a pas de trace ADN.
Toutes ces avancées
sont importantes et le fait de créer du mouvement est bénéfique même si cela
nous parait long. Il faut également mener un combat pour les enterrés sous X,
contre la prescription puisque les gens vivent plus vieux, que les progrès
scientifiques sont réels. Il est inadmissible qu’il y ait une prescription en
matière criminelle.
Il faut reconnaître
que le manque de moyens de la justice est flagrant et que garder des scellés
est compliqué d’où la destruction des scellés.
Le Procureur
Général BENEY de DIJON va dans notre sens, dans le sens des choses qui bougent.
Il y a désormais du mouvement dans les enquêtes. Des actes d’instruction
doivent avoir lieu dans l’affaire TARET.
corinne herrmann : j’étudie
l’ensemble des dossiers et je teins un lien permanent avec les familles et
l’association. C’est un travail d’information qui s’ajoute au travail
judiciaire et qui fait vivre l’évolution des procédures des magistrats. Ces
procédures ont pris de l’importance au niveau de la quantité et de la qualité.
Il y a 2 enquêtes parallèles : une scientifique et une sur le terrain. Nos
dossiers sont signalés nationalement et rapprochés dans d’autres affaires.
C’est une information qui circule.
Questions :
1°/ Didier parait
bien optimiste sur la résolution d’affaires ? Tout le monde était en échec mais on s’est
donné tous les moyens pour réussir. Malgré tout, il n’y a malheureusement pas
de certitude de résoudre tous les dossiers. Il y a eu beaucoup d’erreurs au
début des enquêtes et beaucoup de maltraitance vis-à-vis des familles.
2°/ Y a-t-il un
lien avec les disparues de l’Yonne ? Non et il ne parait pas y avoir de tueurs en série sur nos dossiers.
3°/ Y a-t-il eu des
retombées après les reportages télé ? Des témoignages intéressants et d’autres moins ou farfelus sont
arrivés. Des vérifications sont faites. Quand les médias sont saisis, cela
force la justice à bouger. Il est à remarquer que les tueurs se calment après
ces émissions.
4°/ Les 4 ADN
retrouvés sur 7 dossiers sont importants ? Les Traces ADN ont été trouvés il y a peu de
temps. Pour une inscription au fichier FNAEG, il faut 4 séquences d’ADN nucléaire.
S’il y a moins de séquence, on peut vérifier toutefois si elles correspondent à
des suspects ou les écarter.
Si une empreinte
génétique est nouvelle, il faut prélever les suspects de l’affaire car les
empreintes qui ont été perdues avec les scellés n’ont pas été comparées avec le
suspect. Les assassins sont adaptés et vivent avec leur prédation. Ils se
dissimulent dans la population. Les médias mobilisés sur nos enquêtes leur font
comprendre qu’on ne lâchera jamais.
5°/ Pourquoi une
telle longueur entre la demande de l’analyse et les résultats ? Pas de raison valable Pratiquement et
techniquement, c’est faisable en 24 H, mais les laboratoires sont
débordés, cela coûte cher, et certains laboratoires sont dans une démarche
commerciale.
6°/ Que penser de
l’alerte enlèvement ?
C’est une technique qui est soutenue par les avocats. Elle peut se faire dans
certains cas. C’est une course poursuite pour retrouver au plus vite l’enfant.
7°/ Est-il possible
de faire une reconstitution sans coupable ? Oui et c’est très important d’aller sur une
scène de crime. Ce que font systématiquement magistrats et enquêteurs. Pas
besoin de la présence d’un criminel.
8°/ Parole aux familles :
Bruna et Michel ne
désirent pas s’exprimer. MARIE6Claire GIL le fait au nom des 2 familles dont
les assassins de leurs enfants ont été retrouvés.
Retrouver l’assassin
de nos enfants est une priorité mais le procès est très dur à vivre. Les
accusés bénéficient de 3 mois par an de réduction de peine, les familles n’en
ont pas. Le sentiment de respect de la mort horrible de nos enfants passe par
la peine à purger de l’assassin. Un visage est mis sur celui qui représente
l’horreur.
Des questions sont
posées suite aux déclarations de Marie-Claire.
1°/ Y a-t-il
reconstruction après le procès ? Absolument pas, il n’y a plus que la survie.
2°/ Qu’est ce qui légitime les remises de peine ? La paix dans les prisons. C’est une carotte qui fait avancer. La psychiatrie pénitentiaire est degré zéro. Il y a besoin d’un suivi des incarcérés par les psys et les médecins. On ne peut pas tout réparer en prison, mais dans quelques cas les psychiatres alertent les autorités sur la dangerosité à la sortie. Certains avis font que les grands délinquants ne sortent pas. Il n’y a pas de généralité sur les comportements et les attitudes en prison, c’est variable.
Bernard termine en disant qu’une personne condamnée à une peine de prison fixe ne doit pas sortir avant. Il appelle cela le respect de la peine. C’est une remise en cause des jurés populaires. La peine doit être purgée jusqu’au bout !
Pas de questions !
Le conseil d'administration se réunira le lundi 17 mai 2010 puisque le C.A. doit se réunir dans les 15 jours qui suivent l'assemblée générale. Le bureau sera voté ce jour là.
Appel et
encaissement des cotisations 2010
Le verre de
l’amitié est offert après l’approbation de l’assemblée générale.
2°/ Composition du bureau
3°/ Election
4°/ Confidentialité des réunions
5°/ Bilan de l’assemblée générale
6°/ Projets 2010
7°/ Journée détente
8°/ Questions diverses